Techniques utilisées

 

La dénomination " argile polymère " peut sembler étrange, elle est, en fait, une traduction littérale de l'anglais "polymer clay" et me permet de nommer le matériau que j'utilise sans faire référence à une marque en particulier. Le plus souvent, on parle de pâte "fimo", car c'est la mieux distribuée en France, mais il faut savoir qu'il existe aussi : "cernit" , "sculpey", "prémo" , etc... certaines pouvant parfois avoir des caractéristiques différentes.

Malgré le sous-entendu créé par le mot argile, ce matériau n'a rien d'un produit naturel. Il s'agit plus d'un plastique qui se présente sous la forme d'une pâte à modeler. Son durcissement, résultat de la polymérisation des molécules, est obtenu après une cuisson à basse température dans un four domestique.

Chacun des objets que vous verrez sur ce site est façonné entièrement à la main. Les motifs sont originaux et uniques. Ils sont obtenus par assemblages de pâtes de différentes couleurs

L'utilisation la plus courante de l'argile polymère est le modelage comme avec une argile classique. Beaucoup se sont essayés à la fabrication de figurines, de petits personnages pour enfants ou bien d'animaux, qu'ils soient réalistes ou purement imaginaires.

La miscibilité (1) des couleurs ( au sein d'une même marque, voire entre différentes marques ) autorise aussi un travail illimité sur les teintes allant jusqu'à l'obtention de dégradés très réguliers ou d'effets de matières évolués : on peut trouver des objets en argile polymère imitant du bois, du métal ou bien des matières minérales.

C'est la malléabilité du matériau et la finesse de son grain qui font que de nombreuses techniques issues du modelage ou de la sculpture peuvent être adaptées à son utilisation.

N'ayant aucune formation dans ces domaines, je me suis orientée vers le travail du millefiori (2) plus proche de mon esprit cartésien : les motifs sont obtenus par assemblages successifs, un peu comme un puzzle. La géométrie, les symétries y prennent une place importante.

Une fois le travail achevé, on obtient une cane contenant le dessin : si l'on coupe une tranche de ce rouleau, on retrouve en section le motif créé. On peut alors exploiter cette tranche directement pour obtenir une perle en forme de bouton ou bien l'appliquer sur des surfaces plus complexes, à la façon d'une marqueterie.

 

Après la cuisson, chaque objet (perle ou autre) est poncé à la main avec un papier émeri très fin puis poli et, enfin, verni pour lui offrir une finition qui donnera, selon les cas, un aspect de porcelaine, d'émail ou encore de métal.

La fabrication de chaque pièce est relativement longue, la réalisation d'une cane, selon la complexité du motif, peut nécessiter entre 30 minutes et plusieurs heures de travail auxquelles il faut ajouter la mise en forme des perles, leur cuisson puis tout le travail de finition (et de montage dans le cas d'un collier ou d'un bracelet).
Ainsi, certains modèles peuvent nécessiter plus de deux jours de travail pour aboutir à ce résultat.

Avant de se lancer dans la création d'objets en pâte polymère, il faut s'armer de patience, que ce soit pour réussir à maîtriser les techniques de base mais aussi pour obtenir un résultat à la finition irréprochable.

Et si vous cherchez des infos pour vendre vos créations, c'est ici

(1) Miscibilité : Propriété physique qui permet la réalisation d'un mélange homogène de deux pâtes de couleurs différentes. Retour

(2) Millefiori : Technique de travail du verre utilisée par les vénitiens pour fabriquer les perles de Murano. Retour

 

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